Que faire des cosmos en hiver ?
À la fin de l’été, les cosmos ont souvent encore fière allure. Puis les jours raccourcissent, les températures chutent, et leurs tiges commencent à fatiguer. C’est souvent à ce moment-là qu’une question revient : que faut-il faire de ces fleurs une fois l’hiver arrivé ? Faut-il les arracher sans hésiter, les laisser en place, ou essayer de les conserver pour l’année suivante ? Entre idées reçues et conseils contradictoires, il n’est pas toujours simple de s’y retrouver. Pourtant, avec quelques repères clairs, gérer les cosmos en hiver devient beaucoup plus simple.
Comprendre la nature annuelle ou vivace du cosmos
Avant toute chose, il faut savoir à quel type de cosmos vous avez affaire. En effet, toutes les variétés ne se comportent pas de la même manière face à l’hiver. Le plus courant dans les jardins est le Cosmos bipinnatus, reconnaissable à ses grandes fleurs roses, blanches ou mauves et son feuillage finement découpé. Il s’agit d’une plante annuelle, c’est-à-dire qu’elle ne survit pas à l’hiver, même doux. Une fois les gelées arrivées, la plante meurt, naturellement.
En revanche, d’autres espèces comme le Cosmos atrosanguineus, ou cosmos chocolat, sont des plantes vivaces tubéreuses, avec des racines proches de celles des dahlias. Cette variété est plus fragile au froid et demande un traitement particulier si l’on souhaite la conserver d’une année sur l’autre.
En cas de doute, observez la plante après les premières gelées : si tout devient noir et se décompose rapidement, c’est probablement une annuelle. Si seules les parties aériennes sont atteintes et que les racines semblent intactes, vous avez peut-être affaire à une vivace.
Que faire des cosmos annuels après les premières gelées
Pour les cosmos annuels, l’approche est assez simple : ils ne passeront pas l’hiver. Dès que les températures descendent en dessous de zéro, leur feuillage jaunit ou noircit, et la tige se ramollit. À ce stade, il est inutile d’espérer un redémarrage. La meilleure chose à faire est donc de couper la plante à la base, puis de l’arracher entièrement pour nettoyer les massifs. Cela permet de laisser la place libre pour les plantations hivernales ou les amendements du sol.
Mais attention : ne jetez pas tout à la poubelle. Le cosmos produit une grande quantité de graines en fin de saison. Si vous souhaitez les récupérer, laissez sécher quelques têtes florales sur pied, puis récoltez les graines noires et allongées dans des sachets en papier. Stockées à l’abri de l’humidité et du froid, elles se conservent très bien jusqu’au printemps suivant. Vous pourrez ainsi semer vos propres cosmos dès le mois d’avril, sans rien racheter.
Sinon, laissez les graines tomber au sol pour profiter d’un semis spontané. Cette technique fonctionne bien dans les régions aux hivers doux. Les graines passeront l’hiver en dormance, puis germeront seules à la belle saison. Ce n’est pas garanti, mais cela peut suffire à obtenir quelques plants sans effort.

Protéger les cosmos vivaces pour les conserver
Si vous cultivez des cosmos vivaces comme le cosmos chocolat, la gestion hivernale est différente. Ces plantes sont sensibles au gel et ne résistent pas à des températures inférieures à -5°C. Si vous êtes dans une région au climat doux, vous pouvez tenter de les protéger en pleine terre, en coupant les tiges à quelques centimètres du sol, puis en couvrant la souche avec une couche épaisse de paillage : feuilles mortes, paille, mulch végétal… Cela limitera les effets du gel sur les racines.
Mais dans la plupart des cas, il est conseillé de déterrer les tubercules à l’automne, dès que la floraison est terminée. Une fois sortis de terre, laissez-les sécher quelques heures à l’air libre, puis stockez-les dans un endroit frais, sec et à l’abri de la lumière : un garage, une cave ou un cellier. Vous pouvez les conserver dans une caisse remplie de sable sec ou de terreau léger, pour éviter le dessèchement ou la pourriture. Cette méthode est proche de celle utilisée pour les dahlias ou les cannas.
Au printemps, vous pourrez replanter vos tubercules dans un sol bien réchauffé, généralement après les dernières gelées, pour relancer la croissance. Le cosmos chocolat met un peu plus de temps à démarrer, mais offre ensuite une floraison remarquable et un parfum étonnant.
Que faire des cosmos en pot ou en jardinière
Les cosmos cultivés en pot, qu’ils soient annuels ou vivaces, nécessitent une attention particulière en hiver. Les pots exposés au froid risquent de geler complètement, ce qui peut endommager les racines ou les tubercules. Pour les cosmos annuels, le plus simple est de vider les pots, de récupérer les graines, puis de réutiliser le substrat pour d’autres cultures hivernales ou de le renouveler.
Pour les cosmos vivaces en pot, il est possible de rentrer les contenants dans un espace abrité, comme une serre froide, une véranda ou un local hors gel. Si cela n’est pas possible, enveloppez bien les pots dans un isolant (voile d’hivernage, toile de jute, plastique à bulles) et surélevez-les légèrement pour éviter le contact direct avec le sol gelé. L’arrosage doit être très limité : un sol détrempé en hiver est l’ennemi principal de ce type de plante.

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