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Les quartiers à éviter pour s’installer à Besançon

Le 23 septembre 2024
ville de Besançon

Besançon est une ville charmante, avec son riche patrimoine, ses espaces verts et sa qualité de vie souvent vantée. Cependant, comme dans toute ville, certains quartiers peuvent être moins attrayants pour ceux qui cherchent à s’installer durablement. Que ce soit à cause de l’insécurité, du bruit ou du manque d’infrastructures, il est important de bien choisir son lieu de résidence pour éviter les mauvaises surprises.

Planoise : un quartier toujours sous tension malgré les projets urbains

Avec plus de 15 000 habitants, Planoise est le plus vaste quartier de Besançon. Il est classé depuis longtemps comme quartier prioritaire dans la politique de la ville. D’après le bilan sécurité 2024 de la préfecture du Doubs, Planoise concentre près de 29 % des faits de délinquance enregistrés dans l’agglomération, alors qu’il ne représente qu’environ 13 % de la population.

Les types d’infractions les plus signalés sont les vols avec violences, les rodéos urbains, les feux de véhicules (une quarantaine en 2024), ainsi que des trafics présents dans plusieurs résidences (notamment autour de la rue de Fribourg, avenue de Bourgogne, ou rue Picasso). Malgré l’arrivée de 31 nouvelles caméras de vidéosurveillance et un renforcement du dispositif de médiation, le sentiment d’insécurité reste élevé : 47 % des habitants déclarent ne pas se sentir en sécurité après 21h selon une enquête municipale de 2024.

Clairs-Soleils : un quartier enclavé en difficulté

Clairs-Soleils, quartier de l’est bisontin, compte environ 4 500 habitants. D’après les données de la mission locale et de l’INSEE, le taux de chômage y atteint 22 %, contre 13,4 % sur la commune entière. Ce quartier souffre d’un manque de commerces, d’une offre culturelle limitée et d’un isolement marqué en termes de transports, malgré la ligne de tramway T2.

Côté sécurité, le quartier a vu une hausse de 14 % des dégradations entre 2023 et 2024, selon le commissariat central de Besançon. Plusieurs rues comme la rue Chopin ou la rue Jean-Wyrsch sont régulièrement signalées pour nuisances sonores, voitures incendiées ou incivilités. En parallèle, une saturation des logements sociaux est dénoncée par les associations de locataires, avec peu de turnover et des conditions de vie jugées difficiles.

Palente : un quartier aux deux visages

Le quartier de Palente-Orchamps est vaste, abritant près de 10 000 habitants. Une partie résidentielle est recherchée, mais certaines zones sont connues pour des tensions plus marquées. D’après les chiffres 2024 de la mairie, la rue de Charigney et ses alentours concentrent à eux seuls plus de 18 % des interventions de police du quartier.

Une étude de terrain menée par l’Agence d’Urbanisme de l’Aire urbaine (2023) met en avant un taux de rotation locative élevé (près de 32 %), preuve d’un mal-vivre pour certains habitants. Plusieurs copropriétés signalent des problèmes de gestion, de squats et de dégradations. Si des travaux ont été entamés en 2024, les retours des habitants restent mitigés. L’école du quartier a également connu une baisse de fréquentation de 6 % en deux ans, certains parents déclarant préférer des secteurs plus calmes.

Saint-Claude : tensions localisées et gestion difficile

Quartier mixte, Saint-Claude se trouve à proximité immédiate du centre-ville. Il est desservi par le tramway et plusieurs lignes de bus. Pourtant, les résidences sociales implantées dans les années 70 sont devenues en partie dégradées et mal gérées. Les chiffres du bailleur social Néolia révèlent que près de 37 % des logements du quartier sont en demande de réhabilitation.

La rue Anne Frank et l’avenue de la Vaitte ont fait l’objet de nombreux signalements pour incivilités et tapages nocturnes en 2024, avec une hausse de 11 % par rapport à 2022 selon les statistiques de la direction départementale de la sécurité publique. Plusieurs copropriétés connaissent une vacance locative élevée (+19 % sur certaines adresses), et un projet de réaménagement est à l’étude, mais encore sans calendrier précis.

Montrapon : entre densité et inconfort urbain

Avec environ 7 000 habitants, le quartier de Montrapon-Fontaine-Écu est un secteur très urbanisé, traversé par la rue de Belfort et bordé de grands ensembles. D’après l’INSEE, la densité de population y est 1,6 fois supérieure à la moyenne bisontine, avec une offre en espaces verts très limitée. Ce déséquilibre pèse sur le quotidien.

Les remontées de terrain des conseils citoyens font état de nuisances liées au stationnement sauvage, à l’encombrement des parties communes et à un déficit d’équipements culturels ou de loisirs. En 2024, le quartier a connu une hausse de 23 % des signalements pour troubles de voisinage. Plusieurs rues (rue du Polygone, rue Fontaine-Écu) présentent des copropriétés vieillissantes, peu attractives, avec un fort turnover locatif.

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